
Le duo Diomaye-Sonko avait promis la « rupture », la justice et la reddition des comptes et c’est sur ce programme que Pastef a remporté la présidentielle et les législatives anticipées de 2024, reléguant l’APR de Macky Sall au rang de perdant.
L’ancien président, avait quitté la fonction offerte par Emmanuel Macron pour mener campagne, sans jamais revenir à Dakar, il y avait des affaires brûlantes.
Puis la rupture au sommet s’est transformée en affrontement ouvert.
La coalition Diomaye Président a violemment attaqué Sonko par la voix d’Abdourahmane Diouf, dénonçant sa « révolution de perlimpinpin ».
Pendant ce temps, l’APR observe, silencieuse, presque amusée, mobilisée pour accueillir son leader à l’aéroport.
Dans ce climat électrique, voir Macky Sall entrer au palais vendredi relève du retournement politique.
Il n’aurait sans doute pas pu le faire il y a quelques mois, avant le limogeage de Sonko de la primature.
Ayant annoncé le lancement de son nouveau parti en août, et la rupture avec Pastef devenue irréversible, Diomaye aura besoin de soutiens politiques pour la suite de son mandat, plus loin, pour la présidentielle de 2029.
Aujourd’hui, un rapprochement Diomaye-Macky Sall semble presque inévitable même s’il n’est pas officiellement à l’agenda.
À quel prix? Quelles concessions de part et d’autre?
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