
À l’occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à « étendre la promotion de l’intégrité » et à renforcer la transparence pour réaliser l’Agenda 2063.
Un message noble, mais qui révèle un paradoxe devenu impossible à ignorer.
Car pendant que l’Union africaine multiplie les déclarations sur l’intégrité, elle évite soigneusement de condamner les actes concrets qui minent le continent: élections frauduleuses, tripatouillages constitutionnels, abus de pouvoir flagrants, et même la situation en cours en Afrique du Sud.
Ses communiqués deviennent inaudibles, déconnectés des réalités qu’elle refuse d’affronter.
Mahmoud Ali Youssouf cite Kofi Annan: « Si la corruption est une maladie, l’intégrité et la transparence sont les remèdes ».
Mais un remède n’a de valeur que s’il est appliqué.
Et l’Union africaine ne peut plus se contenter de prêcher l’intégrité tout en fermant les yeux sur les dérives des gouvernants.
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