
Le Sénat peut destituer un député. Selon l’article 50 du règlement intérieur, sous l’autorité de l’ancien président Patrice Talon, « toute suspension ou tout retrait des droits politiques visant un député est notifié au président de l’Assemblée nationale et à l’élu concerné. Si les droits politiques sont retirés, la déchéance du mandat est automatique ».
Beaucoup d’observateurs se trompent: le Sénat béninois n’a rien à voir avec le Sénat américain, le Sénat canadien ou le Sénat français.
C’est une innovation, un cas d’étude universitaire, où une chambre non élue peut déchoir des élus qui tirent leur légitimité des urnes.
L’institution, censée renforcer la démocratie, semble au contraire la réduire, en donnant à des sénateurs non élus un pouvoir direct sur les représentants du peuple.
Incroyable.
#AfricaLog