
Tout est parti de Kilo, commandant du salon de l’unité Cobra, la plus redoutable et la plus proche du pouvoir. Ayant été le premier à dégainer, il a été sanctionné, déclenchant une montée de tension parmi ses hommes, hostiles à la décision de la hiérarchie.
Sans communication officielle, les supputations ont enflé, plongeant la « grande muette » dans un climat d’incertitude et précipitant le retour du président vacancier.
Au carrefour de l’aéroport à Gbessia, le général Mamadi Doumbouya est monté dans un blindé pour saluer la foule tout au long de son parcours.
À un moment, un garde rapproché a pointé du doigt, comme s’il avait aperçu une menace de « sniper », alors que le chef de l’État était couvert à 360°, signe d’une nervosité sécuritaire.
Le 14 août, quelques heures après son retour de Grèce, Mamadi Doumbouya a convoqué une réunion d’urgence du Conseil supérieur de la défense et de la sécurité nationale, pour reprendre le contrôle et éviter que l’incident du 3 août, jour de son départ, ne se transforme en crise interne.
La tension avait toutefois été maîtrisée avant son arrivée: le commandant Kilo était bien présent à l’aéroport, en position avec ses hommes pour sécuriser le périmètre avant l’atterrissage de l’avion présidentiel.
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