Burkina-Faso Comment peut-on se dire « souverainiste » face à la France et, dans le même temps, refuser au peuple sa propre souveraineté?

Il est vrai que les pays de l’AES font face à de graves défis sécuritaires dans la lutte contre le terrorisme.

Cette situation nécessite le soutien du peuple, ainsi que de la prudence dans les propos et les actions en cette période de crise, où la priorité devrait être la sauvegarde de l’intégrité territoriale face aux terroristes.

La France est conspuée et accusée de soutenir le terrorisme ; son départ est réclamé au nom de la « souveraineté ».

Son intervention dans certains pays, notamment pour imposer des dirigeants non choisis par le peuple, est vivement critiquée.

Il est recommandé de « fuir la démocratie ».

Mais, paradoxalement, certains de ceux qui se mobilisent pour défendre la « souveraineté » du peuple contre la France sont les mêmes qui applaudissent lorsque des partis politiques sont dissous et que le débat contradictoire est étouffé.

Dans ce contexte, la majorité reste silencieuse, par peur de se retrouver en prison.

Veut-on donc obtenir la « souveraineté » vis-à-vis de la France pour imposer quelle forme de gouvernance?

Le peuple n’aurait-il plus le droit de choisir ses dirigeants? Par quel mécanisme va-t-il exprimer sa souveraineté?

#AfricaLog

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