
Face à une violence des gangs devenue quotidienne, à une pauvreté extrême et à une crise politique et institutionnelle sans précédent, l’évêque Pierre-André Dumas, vice-président de la Conférence épiscopale d’Haïti, lance un nouvel appel à la communauté internationale.
Selon lui, le pays est aujourd’hui « abandonné », tandis que la population survit dans un climat de peur permanent.
À Port-au-Prince, une grande partie de la capitale est désormais sous contrôle de groupes armés, contraignant des milliers de familles à fuir leurs foyers, souvent incendiés ou détruits.
L’évêque insiste sur la nécessité d’une solidarité internationale réelle, et non symbolique, rappelant que « les plus forts ne peuvent oublier les plus faibles ».
Il appelle notamment à une mobilisation mondiale, y compris spirituelle, autour de la prière, tout en soulignant que Haïti n’attend pas de la compassion abstraite, mais des actions concrètes.
Non loin des puissances économiques comme les États-Unis et le Canada, Haïti continue de s’enfoncer dans la crise, dans un silence international de plus en plus critiqué.
#AfricaLog