
En RDC, le spectre d’un troisième mandat de Félix Tshisekedi ravive les tensions politiques et les accusations de dérive du pouvoir.
Alors que la Constitution congolaise limite le président à deux mandats, plusieurs signaux laissent penser que le président Félix Tshisekedi souhaiterait engager une révision constitutionnelle afin de se maintenir au pouvoir au-delà de 2028.
L’opposant Martin Fayulu accuse déjà le chef de l’État de vouloir « s’accrocher au pouvoir », promettant une mobilisation populaire pour empêcher toute modification de la Constitution.
Dans le même temps, les concessions accordées aux États-Unis sur les minerais stratégiques du Congo sont de plus en plus dénoncées dans le pays.
Le prix Nobel Denis Mukwege parle même d’une « prédation » des ressources congolaises sans véritable garantie de sécurité pour les populations de l’Est.
Pour plusieurs observateurs africains, lorsqu’un dirigeant cherche un troisième mandat, il tente souvent de renforcer ses soutiens internationaux afin de consolider son pouvoir intérieur.
Pendant que l’Est de la RDC reste plongé dans la guerre, Kinshasa multiplie également les batailles diplomatiques, notamment autour de l’Organisation internationale de la Francophonie, où le pouvoir congolais soutient activement la candidature de Juliana Lumumba.
Pour y parvenir, le soutien de Paris apparaît crucial.
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