La Russie doit-elle remplacer la France en Afrique francophone?

La question mérite d’être posée, au-delà des réflexes idéologiques et des positions tranchées.

AfricaLog a révélé précédemment que par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, la Russie a récemment affiché une position claire, à l’issue d’une rencontre avec le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, le maintien de l’intégration régionale et contre une fracture entre la CEDEAO et l’Alliance des États du Sahel (AES).

Moscou affirme ne rien gagner d’une division entre États africains et s’interroge notamment sur la fermeture de la frontière entre le Niger et le Bénin.

Dans un contexte global conflictuel, la guerre en Ukraine impliquant l’OTAN, la Russie continue d’entretenir les flux commerciaux avec des pays qui lui sont opposés en Europe et avec les États-Unis.

Un pragmatisme transposable aux relations entre la CEDEAO et l’AES.

Dès lors, une logique économique s’impose pour le bien-être des populations

Par exemple, le port de Cotonou pourrait naturellement servir le Niger, tandis que d’autres corridors, Lomé, Accra, Abidjan conviendraient davantage au Burkina Faso.

Le Togo de la CEDEAO, joue sa propre carte de positionnement avec l’AES, prenant en compte certaines réalités économiques.

Au fond, les États peuvent traverser des crises, mais une constante demeure : la défense des intérêts des populations doit primer sur les rivalités politiques et les postures des dirigeants.

La vraie question n’est donc peut-être pas de remplacer une puissance par une autre, mais de savoir si les choix actuels servent réellement les intérêts des populations.

Faut-il les ajuster si nécessaire, dans le cadre de relations gagnant-gagnant avec des partenaires viables et non exclusifs?

#AfricaLog

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *