
La démission d’El Malick Ndiaye pour ouvrir la voie à l’élection annoncée d’Ousmane Sonko à la tête de l’Assemblée nationale provoque une vive tempête politique et juridique.
À moins de 24 heures de la séance plénière prévue ce mardi, plusieurs voix dénoncent une procédure menée dans la précipitation et entachée d’irrégularités.
Le député Tafsir Thioye, qui affirme avoir participé à la rédaction du règlement intérieur de l’Assemblée, estime que les règles encadrant la vacance du perchoir n’ont pas été respectées.
Selon lui, l’article 15 impose une procédure stricte: constat officiel de la vacance par le Bureau, information de l’Assemblée, puis convocation régulière de la Conférence des présidents avant toute nouvelle élection. Or, cette séquence aurait été partiellement contournée.
C’est ce dimanche 24 mai 2026 que le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Dr Ismaïla Diallo, a convoqué la séance de mardi en vue du vote.
La controverse s’est amplifiée après les déclarations de l’ancienne vice-présidente de l’Assemblée, Sira Ndiaye, qui affirme « qu’il n’existe aucun moyen légal » permettant actuellement à Ousmane Sonko de siéger au Parlement après son passage au gouvernement.
Désormais, la succession d’El Malick Ndiaye soulève une question plus large sur le respect des procédures institutionnelles dans un contexte politique déjà très tendu.
Si l’élection de mardi est maintenue sans clarification juridique, le futur président de l’Assemblée pourrait voir sa légitimité immédiatement contestée.
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